J'ai perdu ça, ce n'est qu'un petit rien, mais pour moi, rien ne vaut ce petit rien. En voulant connaître autre chose j'ai perdu ce que j'avais déjà. Et qui ne reviendra pas. Ou sont les gentillesses, les rires et les sourires? Ils s'en sont allés, comme le vent fait tourbillonner les feuilles en automnes. Tout cela n'est rien pour vous, mais pour moi, c'était presque tout. J'ai toujours d'autres choses pour compenser, d'autres épaules sur qui m'appuyer. Mais non. Ça est parti et ne reviendra plus. Un lueur d'espoir peut-être, même un soupçon de bien-être? Non. Tout est parti avec ça. J'avais trouvé ce que je cherchais, ce que j'aimais, et tout allais bien. Mais non, horreur et damnation, l'autre est arrivée et a fait fuir ça. Je ne l'aime pas l'autre, l'autre est mauvais, l'autre est méchant. Non, vraiment pas, ce que j'aime moi, c'est ça. Je ne voulais pas de l'autre, ni la lune, je voulais juste ça. Je ne l'ai plus. L'autre l'a fait partir, je déteste l'autre. C'était bien parti, mais l'autre est arrivé dans son c½ur. Saleté. Je ne l'aime pas l'autre. Mon âme a combattue l'autre, en vain. L'autre, telle la peste, s'est installé et a tout dévasté, principalement ça. Malgré quelques efforts, car sans ça j'essayai l'autre, l'autre a fini par partir, lui aussi. Tant mieux me direz vous, et bien non, l'autre en partant, a emporté ça. Et le tien en otage. L'autre ne reviendra pas, j'en suis fort aise, mais ça, pourra-t-il un jour revenir? Pourra-t-il renaître de ses cendres, tel un phénix, et revivre, comme si l'autre n'était jamais venu. J'en doute. Voila, maintenant le doute s'installe. Après le départ de l'autre, ça n'est pas encore réapparu, je l'attend toujours. Mais l'attente fait naître le doute et le doute, l'incertitude. La tristesse n'est pas, cela est bien trop au dessus. Non, la tristesse ne va pas, pour ça. Je veux bien tout entendre, tout voir, mais pas la disparition de ça. Et bien je n'ai pas tout vu, ni tout entendu, mais ça a quand même disparu.